un ange passe, et traverse les cieux.

un ange passe, et traverse les cieux.

Quel est ce coup d'éclair qui la rend légère ?
Tombée du ciel et vaporeuse, mademoiselle est amoureuse.

Mlle C

# Posté le dimanche 14 décembre 2008 15:58

Rien que pour un instant

Rien que pour un instant

Elle était au fond de cette pièce. Accroupie, la tête sur ses genoux. Sa chambre paraissait si grande et dans le noir, elle aurait juré que le temps se soit arrêté. Elle avait les bras autour de ses jambes et ses mains s'y agrippaient de toutes ses forces. De légères gouttes de sang glissèrent des entailles faites par ses ongles enfoncés dans sa peau. Ses cheveux d'un blond immaculé effleuraient le sol. Le regard vide, il lui semblait impossible de pouvoir penser. Et pourtant il n'y avait que quelques mois à peine, elle aurait pu gravir des montagnes. Mais qu'est ce qui lui était arrivée ? Elle ne se rappelait plus de rien. Depuis cette nuit pluvieuse, sa vie semblait s'être arrêtée et pourtant elle arrivait encore à respirer. La lame sur la peau, elle vérifiait avec espoir chaque jour si elle n'avait pas succombée la nuit précédente.
C'était il y a
peu de temps, qu'il était parti, ou bien quelques années, elle n'aurait su le dire, tellement il lui manquait. Les crissements de pneus retentissaient encore dans sa tête. Il n'avait lâché sa main que quelques minutes. Lorsque son corps avait voler, plus rien ne semblait exister. Face à cette pluie battante, aucun son ne sortait de sa bouche. Immobile, sa cigarette crépitante de douleur face aux gouttes d'eau, ses jambes n'obéissaient plus. Ce n'est que poussée par se vent glacé, qu'elle s'agenouilla dans cette flaque de sang dilué avec l'eau de pluie. Elle plongea son regard dans le siens, et le flou s'installa. Il n'y avait plus rien. Combien de temps s'était t'il écoulé depuis ? Combien de soirées à boire jusqu'à en vomir ? Elle n'avait pas pu pleurer. Elle n'avait pas réussi. Car ce soir là, elle était partie. Elle était descendue dans les abîmes à ses cotés. Laissant son corps sans âme. Elle restait là, inutile. Et dans cette chambre sombre, elle n'attendait que lui. Qu'il lui tende la main. Qu'il la hisse de son amnésique existence. Qu'il l'emmène dans ce monde de lumière et qu'il lui dise que cet amour éphémère puisse enfin devenir éternité. La pluie frappait de nouveau à son carreau ce soir. Elle se leva sans même réfléchir et ouvrit sa fenêtre. Secouée de sanglots, le sourire aux lèvres. Elle ne pouvait s'empêcher de trembler. Sa vie n'était plus qu'une douce symphonie inachevée. Et dans cette souffrance soulageante, elle laissa son dernier souffle s'évaporer. Perdu au milieu de toute cette eau, son sang se diluait peu à peu.
Mlle C

# Posté le dimanche 07 décembre 2008 15:41

1an d'amour avec mon amour que j'aime plus que l'amour ne permet d'aimer celui qu'on aime

1an d'amour avec mon amour que j'aime plus que l'amour ne permet d'aimer celui qu'on aime


Vous pouvez détruire tout se qu'il vous plaira, il n'a qu'a ouvrir l'espace de ses bras pour tout reconstruire.
Je l'a
ime à mourir.
Il a f
ait de ma vie des éclats de rire, il a transformé le mal en sourire.
J
e l'aime à mourir
Il
me rend heureuse et joyeuse, il me donne tout simplement envie de vivre.
Je l
'aime à mourir.
C'est
dans ses bras que je me sens pousser des ailes, dans son regard que je me sens belle.
Je l'
aime à mourir.
Seule
sa voix me rassure et me console, seuls ses bras m'apaisent et me protègent.
J
e l'aime à mourir.
Mo
n c½ur lui appartient totalement, jusqu'à la dernière goutte de sang.
Amoureuse depuis 1an.

Mlle C love Nino
01/09/07

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 15:47

Stella

Stella
Elle sortait des fois la nuit, avec à peine de quoi se vêtir. Il l'observait, si belle, mais laissait le silence l'ensevelir. Elle n'aimait pas l'amour, et pourtant tous les deux ils étaient rois. Elle préférait le diable, et à ses crocs elle se pendait. Ils vivaient tous les deux dans le péché, et si il avait su, il l'aurait arrêté. Sur la table traînait des cachets de toutes les tailles, et de toutes les couleurs. Ses yeux ne voyaient pas clairs, tout tournait et tout se déformait, mais il ne voyait qu'elle, au milieu de la salle, riant. Il l'aimait. Ses cheveux blonds dansaient lorsqu'elle basculait sa tête en arrière rayonnant de joie. Elle tournait sur elle-même telle une toupie comme pour s'envoler, comme pour s'évader. Elle tournait, et tournait, jusqu'à la renverse, et assise à même le sol, après une chute qui semblait durer des heures pour les yeux de son admirateur, elle le regardait, riant de plus bel. De ses sourires semblait sortir des étoiles, qui venaient lui réchauffer le c½ur. Lors de ses interminables nuits blanches, il s'allongeait et regardait les fleurs et couleurs qui s'émanaient des mélodies de Stella. Les jonquilles, tulipes et marguerites s'accrochaient au plafond, elles l'éclaboussaient de leurs couleurs criardes puis s'enfuyaient par la fenêtre. Alors son sourire se perdait et Stella recommençait, chantait à nouveau, et les fleurs revenaient, encore plus belles et plus étincelantes. Il souriait comme un enfant. Mais quand la magie s'estompait, il voyait bien dans son regard, la détresse et l'angoisse. Il aurait pu se noyer dans ses yeux, il n'y aurait trouvé que de la peur et de l'horreur et au milieu de cette marée noire, il n'aurait trouvé aucune bouée auquel s'y accrocher. Sa peau blême la rendait presque fantomatique, elle paraissait mourante. Il la prenait dans ses bras, et lui disait qu'il l'aimait, mais elle ne réagissait pas, et il l'enlaçait de baiser. Elle se laissait bercer par le halo de sa tendresse. Et blottit contre lui, elle lui chuchotait à l'oreille tous les trésors qu'ils ne verraient pas, ceux qui sont cachés, si bien qu'on ne les a jamais trouvés. Elle lui racontait, ce qu'elle ne voyait plus en rêve, toutes ses merveilles qui n'ont jamais existés. Le bonheur à l'état brut, qu'on ne trouve que dans les contes de fées. Ils étaient beaux, ils étaient rois. Et pourtant cette nuit là ils n'avaient rien prit. Elle n'avait ni pleuré, ni crié, elle avait simplement pris à peine de quoi se couvrir et avait claqué la porte. Le vent lui brûlait le visage, et son corps affaiblie par de violents grelottements refusait d'avancer. Elle se laissa tomber sur le sol encore humide, accroupi, la tête en avant, ferma les yeux. Elle plongea ses doigts dans la terre, elle était seule, face à cette immensité, le monde paraissait si lointain. Elle pouvait sentir le sol s'affaisser, se briser sous son poids, elle avait beau s'accrocher à même la terre, elle glissait provoquant une chute sans fin. Les larmes glissaient le long de ses joues, s'écrasant sur ses petites mains remplies de boue. Elle écoutait les arbres se plier sous la torture du vent, les volets se claquer et la houle se déchaîner. C'est le bruit si familier des vagues qui lui fit relever la tête, comme attiré par une mélodie, elle se redressa. Elle arriva enfin au bord de la falaise. Petite, elle s'y allongeait souvent, ses long cheveux blond tapissant la roche, les bras écartés, les paumes contre la pierre, elle aurait pu être invisible le monde n'aurai pas cessé de tourner. Stella s'approcha lentement du gouffre, en bas les vagues se fracassaient sur la roche inerte. Elle aura chanté pour lui toute sa vie si elle l'avait voulu, mais sa vie s'arrêtait là. Elle n'avait pas peur, elle n'avait plus peur, alors elle fit un pas en avant et le monde sembla s'immobiliser l'espace d'un instant. Elle aimait le diable mais pas l'amour. Il était sorti pour la voir, mais c'était déjà trop tard. Le ciel semblait alors l'engloutir, assis sur ses pieds, les sirènes de pompiers l'éclairant dans la nuit, la tête en arrière, les larmes lui brûlant la peau, il cria « Stella ».

fin.
l'inconnue

# Posté le lundi 16 juin 2008 14:27

La vierge ou la putain

La vierge ou la putain

Les seins de Marilyn
Ou les saints de Marie
Tu sais moi je m'en fous
Quand el
le est à genoux,
Quand elle me dit vas-y
Jusqu'au bout de la nuit,
En dessus
sans dessous
Oui moi ça me rend fou

Saez

# Posté le mercredi 28 mai 2008 15:56